Avec l’immense popularisation des sports d’aujourd’hui, et de ses “Héros”, du sponsoring , de la publicité, et des créateurs de marque, etc.… nous sommes tous persuadés que les sportifs doivent être la réincarnation même de la perfection. Les dieux grecs d’aujourd’hui. Le sport devrait inclure tous les mondes de la population, qui par nature incluent les hommes et les femmes de tous âges, religions et culture. Néanmoins, nous observons une grande absence des personnes atteintes d’un handicap mental ou physique dans la plupart des sports et presque tous les pays. Cet état de fait est malheureusement accepté par une large portion de la population. L’ALC est un art martial permettant à toutes personnes handicapées de pratiquer et ainsi avoir une véritable plateforme de travail pour le respect et l’intégration. Nous devons alors tous se poser la question. Quelle est la cause de cette omission ? Est-ce que les mondes des sports et des arts sont complètement fermé aux handicapés ? A mon humble avis, il y a un grand clivage entre l’attitude des administrations et les aspirations des athlètes et des artistes. C’est le premier obstacle qu’ils doivent franchir avant de pouvoir pratiquer un sport, et c’est là que nous devons faire changer les choses, c’est là où l’éducation commence. Il semble être accepté, sans questions, que la puissance physique et la détermination de “gagner”, n’est donnée qu’à un être humain entier, un humain possédant tous ses moyens physiques et mentaux. L’erreur fondamentale est de croire que la personne handicapée moralement ou physiquement ne peut acquérir de telles forces et capacités. Les autorités semblent considérer que la personne handicapée est incapable de se mesurer aux autres. Il est évidemment, de par les opportunités que nous donnons, ainsi que par l’histoire des événements tels que les jeux Para Olympiques, qu’il y a de très nombreuses personnes incroyablement talentueuses, déterminées, dotées d’une grande force de caractère, bien que mises au défi physiquement, qui sont plus que prêtes à prouver leurs talents à quiconque mettrait en doute leurs capacités. Avant que les autorités sportives et les sportifs et artistes eux-mêmes accueillent ces individus talentueux dans l’environnement sportif, rien ne changera et les handicapés continueront à être mis de côté, plutôt que d’être intégrés. Bien sûr, nous pourrions tous travailler sur notre attitude face aux handicapés, que ce soit pour le sport ou dans la vie quotidienne. Nous avons tous tendance à regarder avec insistance ou à avoir pitié, des réactions qui sont embarrassantes et ennuyeuses pour ceux qui les subissent. L’idée n’est pas de compatir ou d’être condescendant envers les personnes handicapées. C’est généralement la dernière chose qu’ils souhaitent. Ils veulent que nous dépassions leur handicap, tels qu’ils l’ont fait. Nous sommes tous égaux. L’Art du Libre Combat est née de la certitude d’une absolue égalité entre les sportifs hommes et femmes, handicapés ou valides, et sera là pour aider les sportifs handicapés à s’élever au dessus des préjudices et des obstacles imposés par les autres. L’enseignement est adapté à chaque handicap. Il est assuré par une prise en charge individuelle et aussi un travail de groupe. Les passages de grade se déroulent deux fois par an et sont soumis au même barème d’évaluation que les autres arts martiaux en tenant compte de chaque paramètre propre aux élèves. |